dimanche 10 août 2008

Khao sam roi yot - 2ème édition

La première édition avait été réalisée en famille avec toute la tribu, voir mon billet du 12 juillet 2008. Il ne s'agissait pas de refaire la même excursion mais plutôt de se balader en motorbike au gré du hasard et d'essayer de prendre quelques photos sympathiques...

Le plein de mon 2 roues était fait, la météo avait l'air d'être correcte, c'est la saison des pluies, je pars donc hier, samedi, vers la parc naturel de Khao sam roi yot, ce qui veut dire, et cela ne vous aura pas échappé, la montagne au 300 pics. Je vous rassure, je ne les ai pas décomptés...

Il n'est pas 8 heures du matin quand je quitte Natural Hill en direction du sud. Le trafic est faible et les 25 kms pour aller à Pranburi sont vites avalés. Je m'arrête à l'entrée de la ville et jette un coup d'oeil sur la carte, elle est aussi belle qu'imprécise... Finalement, je me décide à quitter la highway 4 pour aller plus vers le bord de mer et ses petites routes tranquilles. Au grand carrefour central de Pranburi, je tourne à gauche, vers l'est, puis je sors de Pranburi. Et, au bout d'environ 2 à 3 kms, je vois une route indiquant Parc naturel de Khao sam roi yot.

Je me suis félicité de ma décision car cette route est propre, bien entretenue, et le trafic plus que calme. Les paysages sont somptueux et la nature est belle, je n'ai aucune contrainte et la vie est belle.

J'en ai bien sur profité pour prendre des points de repères pour la prochaine visite. Les fameux 300 pics encadrent de grands marais d'eau douce et une belle mangrove, de grandes plages sablonneuses, des îles toutes proches de la côte, des points de vue magnifique en montagne si on a le courage de faire les 2 à 300 m de dénivelé sous une chaleur torride et de magnifiques cavernes naturelles creusées dans le calcaire de la montagne. L'endroit fournit habitat et nourriture à de nombreux oiseaux migrateur : c'est un des rares endroits où le héron pourpre se reproduit.

Quelques photos sont disponibles dans l'album ci-contre.

mardi 5 août 2008

Les boucles d'oreilles d'Eloïse

Ca ne se passe pas à Hua Hin, ni même en Thaïlande, mais ça se passe à Vitry sur Seine. La magie d'internet nous permettant d'avoir des contacts quasiment quotidient, merci Skype, Vitry n'est finalement que la proche banlieue de Hua Hin...

Tout cela pour dire que, ma première petite fille, Eloïse, vient d'avoir ses premières boucles d'oreilles. Un tel évènement dans la vie d'une petite fille, enfin de grande fille, elle vient d'avoir 4 ans tout de même, mérite d'être relaté sur mon blog, fut-il dédié à Hua Hin et à la Thaïlande. Et paraphrasons la publicité bien connue, ...parce qu'elle le vaut bien"...

Ca faisait quelque temps qu'Eloïse voulait des boucles d'oreilles. Après lui avoir expliqué les avantages mais aussi les petits maux qui ne manqueraient pas de survenir une fois les oreilles percées, sa môman l'a amené pour procéder à la mise en place des boucles temporaires. Eloïse n'a pas pipé mot quand on lui a percé le lobe des oreilles et elle exhibe fièrement les deux petits "clous" qui ornent désormais ses oreilles. Elle en a profité aussi pour changer de coiffure. Les cheveux tirés en arrière mettent mieux en valeur sa nouvelle parure...

dimanche 3 août 2008

Khum Tom Yam Goong Restaurant, Cha-Am

C'est le nom d'un restaurant, dans un petit village au sud de Cha-Am, qui m'a été chaudement recommandé par un contributeur de Hua Hin After Dark, un forum d'expatriés très actif.

J'ai été conquis. L'endroit est calme et reposant mais je dois à la vérité de dire que c'est la basse saison en ce moment. Le décor est délicieusement kitch et le personnel est prévenant. Cerise sur le gâteau : c'est une des cartes les plus complètes que je n'ai jamais vu, tant en Thaï qu'en plats occidentaux et les prix sont tout à fait raisonnables.

Lisons Higgy...

This is the name of a restaurant, in a small village south of Cha-Am, highly recommended by a member of Hua Hin After Dark, the local forum for expats.

I was conquered by the place. It is calm and resting but I have to say that this is low season right now. The decor is deliciously kitch and the persons very friendly and attentive. Cherry on the cake : this restaurant has the most extensive menus I've never seen in this area with lots of Thai dishes as well as westerner classics. And prices are more than reasonnable.

Let's read Higgy...

My personal favourite Restaurant is just outside Cha Am and is behind the Regent Hotel.If you are coming from Cha Am go past the entrance for the Hotel and take the next left where you see a yellow sala and follow the round into the small village,turn right at the crossroads and it is on your left,you can park at the side.


The place is called Tom Yum Gung Restaurant and whilst it is open air the decor is very good with beautiful table and chairs.They have what has to be one of the most extensive menus you will see anywhere with both Thai and Western food and some oddities like Crockodile,Osrich and Deer on the menu,tried the Cockodile which was delicious.The owner is a nice Thai guy who will tell you where all the food comes from.


Prices are fantastic for food and drink, 40 Bt for a Singha and 80 Bt for a Magarita. Another place I visit a lot is Aroi Restaurant which is 200 mtrs before you get to Crawfords on the same side.Thai food here is always good but they do the best English breakfast in Cha Am IMHO. for 100 B.

mercredi 30 juillet 2008

La maison se fleuri

Au début de mon séjour, j'avais voulu faire planter quelques fleurs et arbustes afin que la maison soit belle pour accueillir Michèle et les enfants. Hélas, quand on m'a annoncé le prix, je me suis dit que l'on verrait les plantations au 12ème plan.

L'idée de fleurir la maison nous taraudait quand même et, sous l'impulsion de Michèle, nous nous sommes décidés à rendre visite aux jardiniers et autres "Garden Centers". Bien nous en a pris. Nous en avons déniché un qui, pour un prix tout à fait raisonnable, nous a installé frangipanier, palmiers, Lady palm trees, balisiers, oiseaux de paradis et bougainvilliers. Certes, ils sont encore petits et doivent prendre en terre, mais ils sont déjà si beaux.

Le portail est abrité par des Lady Palm trees (Rhapis excelsa) qui formeront une haie d'environ 2 m de haut. La cloture côté rue est garnie de bougainvilliers tandis que palmiers, balisiers et oiseaux de paradis garnissent le côté ouest. Un magnifique frangipanier, toujours à l'ouest ne demande qu'à nous enivrer de son parfum.

Nous n'avons pris encore aucune décision pour le côté est et pour la terrasse devant mais nul ne doute que Tanin, le jardinier qui s'est occupé de nous, aura fort à faire lors de notre prochain séjour.

Quelques photos sont disponibles sur le diaporama ci-contre.

samedi 26 juillet 2008

Les joies du transport en minivan

La maison était bien vide aussi, c'est avec joie que j'ai accepté l'invitation de Yui de venir passer un week-end à Bangkok. Pour aller à la capitale, le choix est varié. On peut prendre un taxi, le train, le bus ou le minivan. Le train et le bus mettent environ 3 à 4 heures pour parvenir à destination. Le taxi est rapide mais cher. Par contre, le minivan ne coûte que 200 THB, soit sensiblement plus cher que le bus mais lui ne met que 2 heures et 40 minutes pour avaler les 250 km. C'est un mode de transport que j'avais déjà testé, qui est pratique si on n'a pas un gros bagage, aussi me suis-je décidé pour le minivan.

J'avais déjà entendu pas mal d'histoires effrayantes sur la façon de conduire des conducteurs de minivan, mais je dois à la vérité de dire que, jusqu'à présent, je n'avais eu que d'excellents chauffeurs. C'est donc très confiant que je me suis installé à côté d'une charmante jeune fille. Quelques kms plus loin, je m'étais déjà assoupi. Il faut dire que la route vers Cha-Am est excellente, large et bien droite et donc propice aux assoupissements.

Las, le réveil a été brutal. Il y a une section en travaux où la route est assez défoncée par endroits. Notre chauffeur n'en avait manifestement pas cure et s'est senti obligé de foncer dans le tas. Je me suis réveillé dans les bras de ma charmante voisine qui a été tout aussi surprise que moi.

On pourrait penser qu'il se serait calmé... Nan... Bien au contraire. C'est la qu'il a été vexé par une Toyota Camry qui venit de s'imposer un peu cavalièrement. Sa fierté de conducteur venant d'en prendre un bon coup en public, il s'est cru obligé de répondre par une queue de poisson. Et là, j'ai bien cru qu'ils allaient rentrer en contact physique et essayer de se pousser l'un l'autre dans le bas côté. Pendant ce temps, une anglaise manifestement habitué à ce mode de transport restait imperturbable et résolvait ses grilles de sodoku. Finalement, la halte de mi-parcours a mi fin au rodéo et s'est plutôt soulagé que je suis allé m'offrir un café glacé au 7/11 voisin.

On aurait pu croire que cette pause aurait pu calmer notre Mad Max thaïlandais. Il n'en était hélas rien. Un pauvre hère en "motorbike" quitte le bas côté et traverse brutalement les 4 voies de l'express way pour rejoindre le "U-turn", l'endroit ou l'on peut faire demi tour. J'ai cru que l'on allait cartonner le pauvre gars et l'envoyer ad-patres. Un dernier coup de volant pour l'éviter, un coup de frein géant pour stopper et coincer le motorbikiste contre la glissière de sécurité, la fenêtre du conducteur s'ouvre et ce dernier a engueulé copieusement le pauvre type qui doit se demander encore à l'heure où j'écris pourquoi tant de haine...

Finalement, j'ai décidé de suivre la ligne de conduite des autres passagers, manifestement plus aguerris que moi, et je me suis rendormi jusqu'à l'arrivée à Victory Monument.

dimanche 20 juillet 2008

Ils sont partis

Hier matin, le réveil a sonné à 3 heures du matin. Dernières vérifications, une tasse de café rapidement bue, des enfants qui peinent à se réveiller et c'est le départ vers l'aéroport de Suvarnabhumi situé à 2 heures 30 de route de Hua Hin. Le minivan est à l'heure, quelques bisous furtifs et c'est le départ. Ils sont arrivés à l'aéroport un peu avant 7:00 du matin, on enregistré rapidement et c'est le départ à l'heure prévue, un peu après 9:00 du matin.

La journée sera longue puisqu'ils auront un stop à Abu Dhabi et arriveront vers 19:15 à Roissy. Ils auront eu pas loin de 24 heures de voyage porte à porte.

La journée aura été longue aussi pour moi. J'étais désorienté... Les cris des enfants avaient fait place à un silence assourdissant. Vivement les premières nouvelles... Skype est déjà branché...

jeudi 17 juillet 2008

Couleur locale

Ça fait un mois qu'ils sont là et ils ont pris les habitudes locales : ils se fondent dans le paysage. Tel l'autochtone standard, Kien transporte toute sa petite famille sur ma bécane à l'exception de Julie. Pas folle la guêpe, elle est restée dans les bras de sa mamie le temps de prendre la photo. Seul le conducteur doit porter un casque, pour les autres la loi est très floue.

3 personnes sur une moto c'est d'une banalité affligeante. C'est d'ailleurs ce que Kien avait fait ce matin en allant prendre une soupe pour son petit déjeuner au village voisin avec sa progéniture.

4 personnes sur une moto, c'est assez courant à Hua Hin. Il faut bien rentabiliser les moyens de transport. Il suffit de faire la sortie des écoles pour s'en persuader.

Le maximum enregistré étant de 5. Il y a des variantes assez surprenantes avec soit le bambin debout entre 2 passagers à l'arrière, soit parfois endormi dans les bras d'un adulte

Les vacances se terminent

Les enfants avaient déjà décrété qu'ils ne voulaient pas rentrer et qu'ils souhaitaient rester en Thaïlande. Hélas, tout a une fin et dans 2 jours, il faudra bien repartir pour la région parisienne et sa grisaille. Mais le mois passé ici à Hua Hin leur aura permis de faire le plein d'images et d'aventures et qu'entre la mangrove, la ballade en éléphant et les séances de pêche, Florian et Eloïse pourront montrer leur bronzage et auront beaucoup de choses à raconter à leurs copains. Tous étant partis, je vais me retrouver tout seul et la maison ne résonnera plus des cris, rires et chamailleries des enfants. Je me console en me disant que je les aurai tous les jours sur Skype.

vendredi 11 juillet 2008

Khao Sam Roi Yot : La mangrove

L'idée au départ était d'aller visiter le parc naturel de Khao Sam Roi Yot, ce nom signifiant la montagne au 300 sommets. Un certain nombre de photos nous avait fait rêver aussi avons nous décidé d'y aller hier et d'aller y voir les grottes situées dans les montagnes.

Situé à environ 60 kms au sud de Hua Hin, il faut déjà repérer une des entrées du parc. La porte principale se situe au km 285. Une fois payé le péage d'entrée, il faut se diriger vers l'accueil des visiteurs et, bien sûr, un gars nous tombe dessus et commence à nous faire l'article. Je commençais déjà à pester intérieurement puis, après réflexion, je me suis dit qu'il ne serait peut être pas inintéressant pour une première visite de se faire guider.

Je dois avouer que, malgré mes préventions, j'ai bien fait de choisir cette solution. Notre guide était un vieux monsieur d'âge indéfinissable passionné par son métier. Après avoir discuté un peu avec lui, nous avons changé notre fusil d'épaule et, au lieu d'aller faire l'ascension de 280 m de dénivellé sous un soleil de plomb, il faisait plus de 30°C à 10 heures du matin, descendre dans une grotte, y voir un temple et remonter pour redescendre la colline, nous nous somme décidés pour une ballade dans la mangrove avec notre guide.

Epoustouflant... La mangrove abrite nombre d'espèces animales qui vont du poisson capable de vivre hors de l'eau, aux singes colobus noir et blanc, en passant par un énorme lézard moniteur, des cormorans, des hérons et d'autres oiseaux dont nous avons oublié le nom.

La ballade a duré une heure et nous a paru bien courte tant l'endroit était magique.

La suite dans l'album photos ci-contre.

mercredi 9 juillet 2008

La pêche à la ligne

J'avais promis à mon petit fils préféré, Florian, de l'amener à la pêche. C'est ce matin que ça s'est passé. Je l'ai emmené à côté de Hua Hin, dans un coin de pêche avec 2 étangs, tenus par Terry, un londonien installé en Thaïlande.

Après quelques menues prises, le moulinet se met à siffler et nous avons juste eu le temps de récupérer la canne à pêche. Pas de chance, ce pfremier gros poisson cassera la ligne à 1 m du bord.

Peu de temps après, le moulinet s'emballe à nouveau et ce coup-ci, nous ne laisserons pas passer notre chance et c'est un magnifique sutchi, striped catfish, un beau poisson qui sait se battre et amène de beaux sourires sur la figure des pêcheurs. Celui-ci faisait 2,8 kg et nous l'avons remis à l'eau.

Et ce n'était pas fini... A peine remis à l'eau que le moulinet se remettait à filer. Nous avons à peine eu le temps de récupérer la canne à pêche et de nous battre pour attraper cette fois un Pacu, cousin des piranhas, de 1,9 kg. Il avait des dents magnifiques et on comprend qu'il puisse enlever un doigt très facilement.

Enfin, ce fut le clou de la journée. La ligne fuse, la canne est lourde dans les mains de Florian. Je lui donne un coup de main. Ca pèse au bout de la ligne. Florian abandonne : il n'a plus les forces de tenir la canne. Je prend le relais et je me bat. Le poisson arrive à fleur d'eau et saute pour reparftir 10 m plus loin. Mon œur se met à cogner dans ma poitrine : il ne fait pas louper cette prise qui m'a l'air d'être superbe. La bataille ne durera pas trop longtemps et nous sortirons de l'eau une magnifique carpe siamoise de 7,5 kg. Florian n'était pas peu fier.

Quelques photos là sur l'album ci-contre.

Pour les curieux, je recommande vivement d'aller faire un tour sur le site de Terry :

http://www.huahinfishing.com/home

dimanche 6 juillet 2008

Ils sont mariés...

Bangkok, le 4 juillet :

Après 7 ans d'attente, la persévérance a fini par payer : ils sont enfin mariés.

3 heures du mat : séance de maquillage pour les femmes
5:30 : tous sur les lieux de la cérémonie
6:00 : ultimes vérifications
6:15 : procession et passage des portes symboliques
6:30 : Accueil par les parents de la mariée
6:45 : Nicolas peut aller chercher sa promise
7:09 : les anneaux sont échangés

Viendra ensuite les offrandes aux 9 moines bouddistes. Les jeunes fiancés offriront de la nourriture et les 9 moines nous ont gratifié de 15 minutes de chants boudddhistes...

A 8:30 heures, après le repas des moines, nous avons eu le droit à une petite collation dans les salons du Sala Rim Nam.

Puis le "Water pouring ceremony", cérémonie durant laquelle seuls les parents et les très proches versent de l'eau sur les mains jointes du jeune couple : à partir de ce moment, ils sont considérés comme mariés.

Il ne reste plus que la "Bedding cérémony" : un couple heureux, âgé, prépare le lit des jeunes époux, on y jette des pétales de roses. Le vieux couple s'installe sur le lit et décrète que ce lit est suffisamment confortable pour leur première nuit et on laisse les jeunes mariés, seuls dans la chambre, pendant 10 minutes (faut pas exagérer non plus, hein...).

Quelques photos sur l'album en attendant de vous proposer quelque chose de plus exhaustif.

vendredi 27 juin 2008

Un éléphant, ça trompe

Eloïse dirait qu'un éléphant ça "krompe"...

Ce matin, la météo était clémente, le repas de midi déjà préparé, bref, tous les ingrédients d'une matinée réussie étaient réunis, aussi sommes nous partis pour "The Elephant Village".

Il ne faut pas se tromper car il y a 2 concurrents : the Elephant village et the Elephant camp. Le premier est situé dans l'enceinte d'un temple, en pleine nature, à la sortie de Hua Hin en allant vers Pala-U, le second est situé un peu plus loin sur la même route.

J'avais été mal reçu à "The Elephant Camp" et des discussions avec des expats m'ont confirmé que ce dernier établissement était plus un piège à touristes que l'autre.

Donc, nous nous sommes retrouvés à "The Elephant Village". Julie s'était endormie et Kien, son papa, est resté avec elle tandis que nous partions pour une ballade. Michèle, Stéphanie et Eloïse étaient sur le premier éléphant, Florian et moi sur le second.

La balade a duré environ une heure, avec des grimpettes et des descentes assez impressionnantes surtout quand on est perché sur le dos de l'animal. Nous avons même eut droit à un franchissement de cours d'eau...

La suite en photos, voir l'album ci-contre...

mardi 24 juin 2008

Rencontres

Mise à part une certaine intelligentsia, peu de thaïlandais hors de Bangkok ou des grands centres urbains parlent un anglais correct et encore moins parlent français. Ca fait peut être du mal à notre ego mais il faut bien se rendre compte que la France est quasiment inconnue ici et représente pour eux tout au plus une petite tache colorée quelque part sur la carte du monde. Le modèle de société n'est pas français, ni même européen : il est américain. Il faut donc bien le comprendre, l'accepter et rester humble d'autant plus qu'une des fiertés du peuple thaï est de n'avoir jamais été colonisé. Partir à la conquête du cœur des autochtones sera certainement plus enrichissant que d'arriver en "pays conquis". Apprendre la langue sera un plus et un sésame qui vous ouvrira de nombreuses portes.

Ceci étant posé, quand on arrive au Pays des Sourires, on ne connaît personne si ce n'est que les quelques voisins de l'environnement immédiat. Puis vient le temps où l'on ressent le besoin d'aller un peu plus loin et de faire des connaissances. Comme souvent dans ces pays, la communauté francophone est assez réduite et aurait tendance à fonctionner dans un milieu franco-français. Il y a bien un restaurant tenu par un français à Hua Hin mais ne nous leurrons pas, il est fait pour le touriste de passage, français ou non, et il n'y a pas de structure d'accueil ou de club pour se réunir autour de la francophonie.

La plus grande communauté, ou tout du moins celle qui est la plus active est l'anglo-saxonne. Puis vient la communauté scandinave et enfin l'allemande. Beaucoup d'entr'eux sont à la retraite et viennent couler des jours heureux et ensoleillés à Hua Hin. D'autres, plus jeunes, ont fondé une famille avec une thaïlandaise et travaillent. Comme on gagne peu ici, certains travaillent beaucoup et n'ont que peu de temps pour nouer des relations sociales.

Enfin, la communauté des "farangs", c'est à dire la communauté des occidentaux, comporte son lot de marginaux et de paumés de tous crins et de tous âges. Ils coltinent, outre leur cantine ou leur sac à dos, une cargaison de problèmes, vivent de petits métiers, d'expédients, d'espoirs souvent déçus et croient en des jours meilleurs qui n'arrivent que très rarement. On croise de temps en temps un sexagénaire bedonnant, au visage patiné par la bière et envahi par une barbe de 3 jours, encadré par des cheveux gras-mouillés aux mèches plaquées par la sueur, main dans la main avec une gamine de 18 ans. Il se croit encore séduisant, elle pense surtout échapper à la misère.

lundi 23 juin 2008

L'essayage

Ben oui... Pour un mariage, surtout s'il s'agit de celui de son beau-frère, il faut se refaire une élégance. Donc, séance chez le tailleur, choix du modèle, et la veste, avec 2 ou 3 boutons ? , avec 1 ou 2 fentes ?, et les revers, petits ou larges..., choix du tissu, prise des mesures...

Qu'est-ce qu'il va être beau ...

Rendez-vous est pris pour après demain pour le "fitting". Et essayer une magnifique chemise crème qui sera assortie à une cravate safran.

Well... For a wedding, especially the one of your brother in law, you have to refurbish your own elegance. Therefore, you have to pay a visit to the tailor, choose a model : for the jacket 2 or 3 buttons ?... 1 or 2 slits ?... and the jacket with a small or broad collar ? and the fabric...

What a nice look...

An appointment with the tailor is taken for the fitting session and trying a nice "cream" shirt that will be assorted with a nice "saffron" tie.

Ils sont arrivés

Après un long voyage qui les a vu quitter Paris en fin de matinée samedi, faire une escale de 2 heures à Abu Dhabi puis arriver à Bangkok dimanche matin, ils sont tous là, en pleine forme, au Pays des Sourires. Nicolas était également venu pour les accueillir. Le minibus loué pour l'occasion nous a amené à l'appartement de Nicolas où nous avons vu Yui.

Après un petit déjeuner à la française dans un petit établissement non loin de l'appartement de Nicolas, nous avons repris le minibus pour aller à Hua Hin, distante de 230 kms.

Vers 13:00 heures, nous étions à la nouvelle maison des vacances où tous, petits et grands, ont profité de la piscine.

A l'heure où je rédige ce billet, ils dorment encore, à l'exception de Julie pour qui c'est l'heure du biberon. Entre le manque de sommeil dû au voyage et le décalage horaire, ils sont bien fatigués.

After a long trip, leaving Paris late morning on Saturday, thru Abu Dhai for a 2 hours stop over, they reach Bangkok on Sunday 7:20 am. They are all there in a great shape in the Land of Smiles. Nicolas was here too to welcome them. The minivan drove us to Yui and Nico's condo where we met Yui.

We had a real French breakfast, in a small "café" in Nico and Yui's neighborhood and we joined Hua Hin after a 2 1/2 hours and 230 kms drive.

We reached home at 1:00 pm and all enjoyed the swimmingpool.

By the time I'm writing this news, all are sleeping except Julie who wanted her chocolate bottle... With the lack of sleeping due to the trip combined to the jetlag, they are all tired...

jeudi 19 juin 2008

La retenue d'eau de Pranburi

Ce barrage, construit en 1978, est à environ 30 kms de route à l'ouest de Hua Hin. Son rôle est de protéger les terres situées en aval des inondations et de constituer une réserve d'eau pour l'irrigation des cultures. Enfin, il régule le cours de la Pran Buri river qui se jette dans le Golfe de Thaïlande au milieu d'une mangrove. A noter que cette mangrove est protégée depuis septembre 1982 par l'établissement d'un Parc National.

La digue fait 42 de haut sur 1500 m de long et la retenue d'eau forme un beau lac artificiel d'environ 35 km2 pour un volume de 445 millions de m3. L'endroit est impressionnant. Ce l'était d'autant plus que l'orage menaçait et que le vent s'était levé et soufflait en rafales. Un paysage magnifique. Les montagnes birmanes juste en face. Il faudra y retourner en dehors de la saison des pluies...

Aimez-vous la pêche ?

Terry, un londonien installé au Pays des Sourires, a entrepris de recréer un petit bout de paradis sur terre, perdu au milieu de nulle part, à 10 kms à l'ouest de Hua Hin. Je veux parler d'un paradis pour pêcheurs bien sûr... C'est un vieux rêve que Terry réalise pour sa retraite : deux magnifiques étangs où se côtoient 26 espèces dont certaines menacées sont ainsi préservées. Effectivement, si vous attrapez un des monstres de plus de 100 kgs qui hantent l'endroit, le but sera de le mesurer, le peser, faire une photo souvenir avec vous et de le remettre à l'eau. L'un d'eux s'est fait attraper 3 fois en 2 ans...

L'endroit est calme, serein, propice à la détente. Outre sa carte habituelle, leur restaurant vous cuisinera le cas échéant votre friture.

Mieux qu'un long discours, voici l'adresse du site de Terry :

http://www.huahinfishing.com

Allez y rêver un peu.

mercredi 18 juin 2008

Mr Burger III

Il y a 3 grands axes, orientés nord-sud, qui griffent Hua Hin. L'expressway 4 voies n°4, la voie de chemin de fer et la route située à l'ouest du chemin de fer et parallèle à celui-ci. C'est cette dernière route que j'utilise quand je descend vers le sud. Cette route est pleine d'agréables surprise et abrite pas mal de restaurants.

Cela fait plusieurs fois que je passais devant un beau panneau, "Mr Burger III", qui me narguait à chaque fois. J'avais lu des commentaires assez élogieux sur un forum local aussi ai-je décidé d'y aller. J'y suis même retourné plusieurs fois et je commence à y être connu et à y avoir quelques habitudes.

Tout d'abord, l'endroit est sympa, propre et coquet. Le personnel est souriant et la carte offre un choix correct, aussi bien en plats internationaux que locaux. Il y a même quelques plats de l'Issan, cette région du nord-est de la Thaïlande. Je me suis régalé d'un Som Tam, cette salade de papaye verte bien relevée, d'un larb moo, salade tiède de porc haché (larb gaï pour le poulet), de riz collant...

On mange sous une paillote ou au bord de l'étang qui jouxte le restaurant. Il y a même des petites paillotes individuelles pour un repas en famille.

Mr Burger III est à quelques minutes de la maison en motorbike, l'endroit est plaisant, les tarifs tout à fait honnêtes... J'y retournerai de bon cœur.

Madame Green à Khao Takiab


Aaaah.. Madame Green... Voici un restaurant qui, bien qu'excentré à Khao Takiab au sud de Hua Hin, fait toujours le plein. Il est situé dans un petit soi discret, sur la gauche en traversant le village et il donne sur le Golfe de Thaïlande. Ce restaurant est toujours comble à midi. C'est un restaurant thaïlandais, fréquenté par des thaïlandais et quelques farangs qui comme moi connaissent l'endroit.

Il faut s'imaginer un grand hangar métallique (les termites détestent la ferraille...), avec des tables, encadrées de bancs ou de chaises le tout assez rustique voire minimaliste. Sur la table, point de nappe mais le rouleau de "PQ" qui tient lieu de distributeur de serviettes de table...

A peine installés, le serveur vient prendre sa commande. C'est comme ça dans les restaurants thaïs, le serveur s'attend à ce que vous sachiez déjà ce que vous allez demander.

N'attendez pas une nourriture occidentalo-internationale pour touriste blasé, vous n'en aurez pas. Il y a par contre de délicieuses spécialités thaïs. Goûtez par exemple les crevettes crues macérées dans du jus de citron relevé d'ail et de piment... Un vrai délice.

Pour tout dire, je recommande chaudement l'endroit.

Baan Itsara et Baan Koravic, Naebkehars road

Baan Itsara

Je suis allé dans ce restaurant pour la première fois en 2006 avec Nicolas et Yui. Excellents fruits de mer et poissons, jolie terrasse face au Golfe de Thaïlande, un cadre sympathique, bref, un restaurant qui avait tout pour plaire.

En 2 ans, les choses se sont considérablement dégradées. Baan Itsara a choisi de travailler plutôt avec des tour-operators et, si vous venez seul ou à 2, vous ne les intéressez manifestement pas. En outre, comme votre addition est rédigée en thaï, vous avez intérêt à vous la faire expliquer car Baan Itsara a tendance à gonfler la note en comptant des plats en double, voire en en rajoutant. Ceci a été vérifié plusieurs fois par différentes sources indépendantes et a fait l'objet d'une discussion sur un forum local.

C'est vraiment dommage. Cet endroit était remarquable, mais pour l'instant, je ne peux que le déconseiller.

Baan Koravic

Ce restaurant, situé en face du précédent, a probablement les même propriétaires. C'est vers ce restaurant que l'on vous oriente lorsque vous êtes seuls afin de conserver la place conserver la place pour les tour-operators. J'y ai eu droit. L'endroit est tristounet, le chaland est rare, le personnel plus passionné par la télévision que par votre présence, le service est lent et la carte n'a rien a voir avec le restaurant précédent. Bref, l'endroit a tout pour me déplaire et je préfère encore mille fois aller dans un piège à touriste que dans cet établissement. A éviter...