vendredi 12 septembre 2008

Tom kha gaï : la soupe de poulet au galanga et à la noix de coco

Dans mon précédent billet, j'avais essayé d'expliquer ce que sont les Tom yam et les Tom ka. Pour compléter ce billet, où j'avais donné la recette du Tom Yam Goong, voici la recette du Tom kha gaï, la soupe de poulet au galanga et à la noix de coco.

Il vous faut :

1 l Eau
1 boite 1/4 Lait de coco
6 Feuilles de lime kaffir
- torn
1 brin Citronelle
1 morceau Galanga, en rondelles
250 g Blanc de poulet, en lanières
1 càs Nam pla
1 bol Champignons de paille
-- Assaisonnement :
2 Citrons verts
3 càs Nam Prik Pao
4 càs Nam pla
4 Piments rouges, rôtis
1 bouquet Coriandre

Commencez par préparer l'assaisonnement ce qui peut être fait légèrement à l'avance.

Dans une poêle, faites revenir quelques piments rouges jusqu'à assombrissement de la couleur : ils vont devenir rouge très foncé, presque noir. Otez de la poêle et réservez.

Dans un petit bol, pressez le jus de 2 citrons verts. Ajoutez 3 cuillers à soupe de Nam Prik Pao. Cette mesure est une mesure moyenne... Rien ne vous empêche d'en mettre plus... ou moins. Ajoutez 4 cuillers à soupe de Nam Pla. Mélangez le tout.

Séparez les feuilles de coriandre en tout petit bouquets.

Puis faite la soupe proprement dite :

Portez à ébullition un litre d'eau. Dès que cette dernière est atteinte, ajoutez 4 à 6 rondelles de galanga (Kha).

Découpez la citronnelle en biais, en tronçons de 2 à 3 cm. Pilez rapidement ces tronçons au mortier de façon à ce qu'ils libèrent davantage de saveur. Ajoutez les au bouillon.

Froissez dans vos mains 4 à 6 feuilles de lime kaffir pour libérer leur arôme et ajoutez les au bouillon.

Assaisonnez d'un peu de Nam pla.

Découpez le poulet en lanières. Nettoyez les champignons de paille et découpez les s'ils sont trop gros.

Ajoutez le poulet. Attention, la cuisson est rapide. Ajoutez les champignons de paille.

Dès que le poulet est cuit, ajoutez le lait de coco, mélangez et ôtez du feu.

Pour servir :

Mélangez le jus de citron vert épicé avec la soupe. Versez dans des bols que vous garnirez avec piment rôtis et feuilles de coriandre.

Notes :

Nam pla : littéralement, eau (nam) de poisson (pla). C'est l'équivalent du Nuoc Mam vietnamien.

Nam Prik Pao : C'est une pâte de piment qui peut être assez redoutable... Vous pouvez l'acheter toute faite dans une épicerie asiatique ou la préparer vous même.

lundi 8 septembre 2008

Tom yum ou tom kha ?

Dans la cuisine thaï, il y a des plats incontournables, caractéristiques de cette cuisine, à commencer par les soupes. La soupe, entendez par la un bouillon aromatisé agrémenté de viande ou de poisson, parfois de nouilles, est un des éléments clefs de la cuisine populaire. Dans un précédent billet, je disais que le Pad Thai était le deuxième plat national après le Tom Yam Goong, cette soupe de crevette mondialement connue aux saveurs citronnées et contrastées. Mais que cachent ces appellations de soupe qui nous font tant rêver ?

Si on regarde d'un peu plus près, on s'aperçoit qu'il existe deux familles de soupes très populaires : les tom yam et les tom kha.


Les tom yam sont caractérisés par un savant assemblage d'herbes et d'épices qui lui confèrent ces saveurs relevées, acides et très parfumées. Il y a de multiples variantes de tom yam suivant ce qu'on y adjoint. Ainsi on trouvera la plus connue de ces soupes, celle qui contient des crevettes, le tom yam goong. Sur cette même base on trouvera aussi le tom yam gaï au poulet, le tom yam plaa au poisson, le tom yam talay aux fruits de mer et le tom yam nam khon qui est la variante aux crevettes additionnée d'un peu de lait de coco.

Dans les tom kha, c'est le galanga, associé au lait de coco, qui domine. D'ailleurs, kha signifie galanga en thaï. La plus connue est le tom kha gaï, la variante au poulet.

Ces soupes sont proposées quasiment partout, aussi bien par les restaurants les plus huppés que par les humbles marchands ambulants des rues. Et c'est celle réalisée par ces derniers que je préfère. La raison en est très simple. Ces cuisiniers ambulants officient sur des charettes à bras où l'espace est limité et ne peuvent se permettre de proposer une carte comme dans un restaurant, aussi sont-ils spécialisés. Certains font une soupe de base qui peut être agrémentée de plusieurs façons, d'autres que des nouilles, ou encore que des brochettes ou que du poisson. Leurs recettes, réalisées et répétées sans cesse tous les jours pendant des années atteignent des sommets de perfection.

Tom Yam Goong - Soupe aigre-douce aux crevettes

Pour 4 à 6 personnes

1 1/2 l Bouillon de volailles
Galangal frais
8 Feuilles de lime kafir
2 càs Citronnelle
- (coupée en tronçons de 2cm)
4 càs Jus de citron
1 càs Sauce de poisson
1 càs Nam prik pao
- Pâte de piment rôtie
16 belles Crevettes
- décortiquées, déveinées mais avec la queue entière
20 Champignons de paille, en 2
-- Pour décorer :
brins de coriandre fraîche
Piments rouges, rôtis

Décortiquez les crevettes, ôtez la grosse veine du milieu. Faites attention à les garder entières.

Porter le bouillon à ébullition. Ajouter le galangal, les feuilles de citron et la citronnelle. Bouillir quelques minutes. Baisser le feu, ajouter le jus de citron, la pâte de piment et la sauce poisson. Laisser 1 minute. Ajouter les crevettes et les champignons. Cuire environ 3 min (juste pour cuire à point les crevettes).

Décorer avec le piment rôti et la coriandre.

Servir dans des petits bols.

jeudi 4 septembre 2008

Pad Thai

C'est un plat de nouilles de riz, sautées au wok avec des œufs, du Nam Pla (sauce de poisson, l'équivalent du Nuoc Mam au Viet-Nam) pour le salé, du jus de tamarin pour le goût et l'acidité, du sucre de palme pour le coté sucré, du piment et des restes du frigo : crevettes, poulet, porc, etc...

En fait, c'est le pendant du riz cantonnais, mais avec des nouilles. Il y a des milliers de variantes, mais on peut dégager 2 grands groupes : le Pad Thai des vendeurs ambulants des rues et celui que l'on retrouve chez les occidentaux. Le premier est plutôt sec, le second plutôt huileux, rougeatre, et beaucoup plus lourd à digérer.

Ce plat est devenu très populaire, c'est aujourd'hui le deuxième plat après le Tom Yam Goong. Il a été hissé au rang de plat national durant la seconde guerre mondiale quand Phibun Songkram, alors premier ministre, lança une campagne pour la réduction de la consommation de riz en Thaïlande.

Pour réussir un bon Pad Thaï, il ne faut pas vouloir le faire d'emblée pour 4 ou 6 personnes. Il faut d'abord préparer séparément les ingrédients et préparer pour une voire deux personnes maximum. Les autres attendront leur tour.


Pad Thai

Pour 4 personnes

Ingredients:

250 g Nouilles de riz (sen lek)
3 càs Huile
3 gousses Ail, émincées
80 ml Crevettes séchées
60 ml Nam pla
60 g Sucre de palme, râpé
2 càs Jus de tamarin (ma-kaam piag)
Piment, selon goût
120 ml Tofu, frit
2 càs Navet séché, en dés
1 Oeuf, battu
Ciboulette
60 g Cacahuètes, légèrement torrfiées, pilées
250 ml Germes de soja
-- Garniture :
120 ml Germes de soja
120 ml Ciboulette, hachée
(null) Fleur de banane, émincée
1/2 Citron vert, en quartiers

Directions:

Préparez le Pad Thai pour 2 personnes puis faites les 2 autres portions après. Votre Pad Thai n'en sera que meilleur.

Faites tremper les nouilles de riz 30 minutes à l'eau froide. Egouttez-les et réservez.

Pendant ce temps, mélangez le nam-pla, le sucre, le jus de tamarin et le piment. Goûtez pour voir si ce mélange vous convient. C'est un mélange que vous pouvez préparer en grande quantité et à l'avance : il se conserve très bien et sera disponible pour une autre fois ou pour une ration supplémentaire...

Faites chauffer un wok, ajoutez l'huile, ajoutez l'ail et les crevettes séchées et faites les revenir rapidement. Ajoutez les nouilles et faites revenir jusqu'à transparence des nouilles. Baissez le feu si ça commence à attacher.

Ajoutez le mélange d'épices . Mélangez bien. Ajoutez le tofu, les dés de navet et l'oeuf battu. Mélangez jusqu'à coagulation de l'oeuf.

Incorporez les ciboulettes coupées en tronçons de 2 à 3 cm, les cacahuètes pilées et les germes de soja..

Disposez sur un plat de service, garnissez de germes de soja, de ciboulettes, de fleur de banane émincée et de quartiers de citron.

Servez avec une coupelle de Prik Nam Pla, qui n'est rien d'autre qu'un mélange de Nam Pla, de piment coupé en rondelles, de sucre de palme et de jus de citron vert, le tout détendu éventuellement par un peu d'eau.

Rien ne vous empêche d'ajouter, comme pour le riz cantonnais, tous les restes du frigo : restes de crevette, de porc, etc...


mercredi 3 septembre 2008

Brochettes De Poulet Aux Piments


Un des caractéristiques de ce pays est la cuisine. On cuisine à l'extérieur de la maison, sur un brasero ou un réchaud à gaz ou encore un barbecue.

Il suffit d'errer dans les ruelles de Huahin pour immanquablement tomber sur un marchand ambulant. Tout est dans la carriole qui peut être aussi bien un étal monté sur 2 roues de  moto qu'un side-car accolé à un "motorbike". Et tout se déplace en fonction des besoins du cuisinier. C'est assez curieux de suivre un tel assemblage, avec le barbecue allumé et la marmite de soupe chauffant doucement sur son réchaud.

Bien souvent, ces marchands ont une spécialité. Celui-ci, c'était les brochettes de poulet. En Thaïlande, les barbecues ne sont pas violents comme chez nous. Et si le feu s'emballait un peu, aussitôt le cuisinier jettera sur les braises une ou deux pelletées de cendre pour le calmer.

Ces brochettes sont bien cuites, à peine dorées, légèrement caramélisées.

Brochettes de poulet au piment

Ingredients:

400 g Blanc de poulet, en cubes
8 Brochettes de bambou
-- Pour la marinade :
4 Gousses d'ail, pilées
4 Feuilles de lime kaffir
1 càs Citronnelle, hachée
1 càs Graines de coriandre
2 càs Nam Pla
2 Echalotes, hachées
2 Piments rouges, en anneaux
1 càc Pâte à curry jaune
1 boîte Lait de coco, épais

Directions:

Mélangez tous les ingrédients de la marinade et versez sur les cubes de poulet dans un saladier. Filmez et laissez au frais pendant 2 heures (ou plus si vous avez le temps).

Faites tremper les brochettes de bambou dans un peu d'eau.

Allumez le barbecue. Attention : il ne doit pas être violent mais devra cuire lentement le poulet qui devra caraméliser un peu.

Enfilez les cubes de poulet sur les brochettes et faites cuire lentement, tout doucement, sur le barbecue, en retournant souvent les brochettes.

Servir les brochettes sur un bol de riz parfumé avec du prik nam pla (mélange de nam pla, un peu de sucre de palme, une goutte de vinaigre de riz et du piment en rondelles).

Notes:

Recette traditionnelle des cuisines ambulantes de Hua Hin
MG : François Leloup, le 1 juin 2008

Au revoir Huahin, bonjour Guyancourt

Tout a une fin, même les meilleures des choses. J'ai quitté la Thaïlande le 27 août pour rejoindre la France via Abu Dhabi.

Le voyage s'est passé correctement et je suis arrivé à Paris le 28 août 2008 dans la froideur du petit matin.

Je continuerai à alimenter ce blog par quelques billets ayant trait à la cuisine Thaïlandaise de façon à mettre dans nos assiettes ce soleil qui nous manque tant.

lundi 18 août 2008

Kaeng Prachan

Ca faisait quelque temps que cela me titillait et que je voulais allez voir la retenue d'eau de Kaeng Prachan. Finalement, je me suis décidé ce matin, en espérant que je n'aurai pas de crevaison en cours de route.
Le plein fait, j'ai enfourché mon puissant destrier et direction le nord.

La route nationale 4 est une voie rapide, par endroits à 2 fois 4 voies, qui relie Bangkok au sud-ouest de la Thaïlande. Les 2 roues roulent sur ce qui correspond chez nous à la voie d'arrêt d'urgence sauf que là, nombreux sont ceux qui viennent à contresens. Et c'est normal, personne ne s'en offusque ni ne s'en étonne. Et ça marche bien...

Les premiers 25 kms se font sans histoire et je passe Cha-Am, direction Petchburi. Au bout d'une quinzaine de kms supplémentaires, je tourne à gauche pour des chemins plus tranquilles. Un coup d'œil sur la carte me confirme que je suis sur la bonne route et là, j'entre dans une toute autre Thaïlande. C'est un paysage de canaux, de rizières et de petites bourgades agricoles. C'est calme et je roule beaucoup plus lentement.

Je rejoint la belle route qui mène à Kaen Prachan et sans m'en rendre compte, j'arrive au bord du lac artificiel, terme de mon voyage en 2 roues.

Quelques photos dans l'album ci-contre.

samedi 16 août 2008

Un peu de culture

Le texte qui suit n'est pas de moi mais a été récupéré sur le web. Je n'ai fait que le remettre en forme et corriger quelques erreurs de traduction. J'ai fait des recherches pour retrouver sa paternité mais en vain.

Ce texte est intéressant, suffisament synthétique pour donner une bonne approche de la Thaïlande. Aussi ai-je jugé qu'il serait bien de le mettre sur ce blog.

Bonne lecture.

Les temps préhistoriques

Il y a des humains dans cette région du Sud-est asiatique depuis des dizaines de millénaires. Chasseurs et pécheurs à l'origine, ces hommes se sont sédentarisés et ont commencer à cultiver le riz depuis plus de 5 000 ans. De même, c'est en Thaïlande que l'on a retrouvé les premières traces de l'âge de bronze.

La période Dvaravati et Mon

Les missionaires bouddhistes en provenance d'Inde au 2ème siècle ont installé le bouddhisme Theravada. La période Dvaravati et Mon sera caractérisée par une juxtaposition de villes "indianisées"... Cette période fut florissante jusqu'au 9ème siècle mais se maintint dans certaines zones jusqu'au 11ème et 12 ème siècle.

La période Khmère

Les Khmères ont débuté leur expansion vers le 8ème siècle. Ils sont partis d'Angkor vers la Thaïlande, le Laos, le Viet-Nam et le sud de la Chine. Finalement, ils ont installé leur domination sur toute la région avec Lopburi comme capitale. L'influence khmère, leur langue, leur culture, leur architecture se sont fait ressentir dans toute cette zone pendant 3 à 4 siècles. Le 13ème siècle, sous l'effet d'une mauvaise économie, de conflits larvés et d'épidémies divers (dengue, malaria...) a vu le déclin de cette civilisation.

La période Sukhothai

Après le déclin de l'empire Khmer, les thaïs devinrent les plus nombreux. Même si certains états thaïs existaient déjà dans le nord, comme Lanna, on considère que Sukhotai a été le premier royaume thaï.

Le Royaume de Sukhotai a été fondé en 1238 et son premier roi a été Intradit. 40 ans plus tard, Ramkhamhaeng devint le troisième roi de cette ère. On considère souvent que ce fût un des personnages les plus importants de l'histoire thaï. Le bouddhisme Theravada devint religion d'état et Ramkhamheang créa l'écriture thaï. Le territoire du royaume Sukhotaï s'agrandit et cette culture resta florissante jusqu'en 1378.

La période Ayuthaya

C’est vers 1350/1351 que U Thong créa un nouveau et puissant royaume, celui d’Ayutthaya dans le sud. Il prit le nom de Roi Ramathibodi lors de son ascension sur le trône. Ayutthaya s’agrandit et Sukhotaï devint un vassal d’Ayutthaya en 1378. Ayutthaya devint un royaume très puissant et riche tandis que le roi Ramathibodi et ses successeurs agrandissaient le territoire du royaume. Même Angkor fut attaqué et le royaume avait à peu près les même frontières que l’actuelle Thaïlande. Mais Ayautthaya tomba au main des birmans vers 1568/69. Toutefois, le roi Naresuan le reconquit après avoir tué le prince héritier de la couronne birmane avec sa lance, lors d’un tournois sur éléphants. Le siècle qui suivit a vu Ayutthaya établir des accords commerciaux et des relations diplomatiques avec certains voisins ainsi qu’avec les plus grandes puissances européennes. Le régent le plus “cosmopolite” fut le roi Narai. Les français essayèrent de le convertir au christianisme mais, quand le roi Nari mourut en 1688, les français furent chassés et le conseiller grec du roi, Constantin Phaulkon fût exécuté. Après un siècle de paix, les birmans attaquèrent Ayutthaya à nouveau en 1766 et, après un siège d’un an, la ville fut brûlée.

La période Thonburi

Le général Taksin, quitta Ayutthaya et fuit vers le sud avec une partie de ses troupes. Le reste des troupes le rejoignit bientôt. Il devint le roi en 1768 et Thonburi, aujourd’hui Krung Thep ou Bangkok sur les rives du Mae Chao Praya, devint la nouvelle capitale du Royaume de Siam. Taksin et ses troupes attaquèrent les troupes birmanes plus au nord et les chassèrent du pays. Thonburi grandit et devint un état puissan et en paix pendant 15 ans. Malheureusement, Taksin sombra dans la mégalomanie. Quand il se proclama réincarnation du Seigneur Bouddha, ses sujets en eurent assez et il fut tué en 1782. C’est son conseiller militaire, le Général Chakri qui devint le nouveau roi de Siam.

La dynastie des Chakri (Ou dynastie Rattanakosin)

Les rois de la dynastie Chakri en Thaïlande :

Le roi Buddha Yodfa Chulalok (Rama I) 1782-1809

Il est aussi connu sous le nom de Chao Phraya Chakri. Il continua de défendre son pays contre les attaques birmanes et installa sa capitale de l’autre côté du Chao Praya. Le nom de sa capitale devint :

Krung thep maha nakorn boworn ratana kosin mahintar ayudhya amaha dilok pop nopa ratana rajthani burirom udom rajniwes mahasat arn amorn pimarn avatar satit sakattiya visanukam

C’est le nom de lieu le plus long au monde, connu populairement sous le nom abrégé de Krung Thep ou cité des anges. La plupart des étrangers la connaissent sous le nom de Bangkok.

Le roi Buddha Loetla Nabhalai (Rama II) 1809-1824

Connu aussi sous le nom de Prince Issarasundhorn ou Phuttaloetla Nabhalai, fils de Rama I. Il agrandit le royaume de Thaïlande et renforça ses positions dans cette région tandis que les français, les anglais et les hollandais colonisaient la plupart des pays aux alentours. Rama II fut le père de 73 enfants : 38 garçons et 35 filles.

Le roi Nangklao (Rama III) 1824-1851

Connu aussi sous le nom de Jessadabodindra. C’était le plus vieux fils de Rama II. Il favorisa le commerce entre la Chine et le Siam, défendit victorieusement la Thaïlande contre le Vietnam et conquérit des territoire laotiens ainsi que presque tout le Laos. Rama III construisit et restaura les temples les plus importants de Thaïlande.

Le roi Mongkut (Rama IV) 1851-1868

Connu aussi sous le nom de Vajirayana, fils de Rama III. La plupart des thaïlandais et historiens s’accordent à penser qu’il fut le roi le plus important de la dynastie des Chakri. Il empêcha la colonisation du Siam par les français et les anglais en favorisant les échanges commerciaux avec ces pays par des taxes douanières très basses. Le roi Mongkut parlait anglais couramment. Le fait de n’avoir jamais été colonisé est un grand sujet de fierté pour les thaïlandais. Le roi Mongku périt de la malaria en octobre 1868.

Le roi Chulalongkorn (Rama V) 1868-1910

Le roi Chulalongkorn était le plus vieux fils de Rama IV et est aussi considéré comme l’un des plus importants roi de Thaïlande. Il fit plusieurs voyages dans le monde, tout d’abord en Asie dans des contrées comme Singapour, l’Indonésie, l’Inde puis vers l’Europe où il visita la Suède et la Russie. Le roi Chulalongkorn abolit l’esclavage au Siam et débuta les travaux de construction du chemin de fer.. Vous trouverez son portrait dans de nombreux bureaux d’entreprises, dans des magasins ou des restaurants tant il a été apprécié pour son règne.

Le roi Vajiravudh (Rama VI) 1910-1925

Le roi Rama VI, fils du roi Chulalongkorn et de la reine Sripatcharinthara, étudia à l’Université d’Oxford en Grande-Bretagne. Il poursuivi la modernisation du Siam entreprise par son père. Durant la première guerre mondiale, il s’engagea au côtés de l’Angleterre et des forces alliées. Malheureusement, la crise économique des années 20 provoqua le mécontentement du peuple et un certain nombre de jeunes officiers préparèrent un coup d’état contre le roi. Le coup d’état avorta et les jeunes militaires furent arrêtés. Le roi rendit alors l”école obligatoire et créa la fameuse université Chulalongkorn, nom donné en l’honneur de son père. Ce roi fut un auteur et un traducteur reconnu.

Le roi Prajadhipok (Rama VII) 1925-1935

Connu aussi sous le nom de Ratchakal Ti Jed, le 7ème régent par son peuple. Il fit ses études Collège d’Eton et à l’académie militaire de Woolwich au Royaume-Uni. Le système de monarchie parlementaire lui plaisait beaucoup mais elle ne fut pas de son fait et survin après un coup d’état en 1932. Le parti du peuple ou Khana Ratsadorn (avec comme leader le fameux politicien thaïlandais Pridi Phanomyong) pris le contrôle temporaire d’un des palais royaux de Bangkok. Les premières élections eurent lieu en novembre 1933. Mais ce fut aussi le début d’une période de 60 ans durant laquelle les militaires contrôlèrent plus ou moins le pays. Le roi Prajadhipok abdicat le 2 mars 1935. Il s’installa et vécu en Angleterre où il mourut en 1941.

Le roi Ananda Mahidol (Rama VIII) 1935-1946

Il naquit à Heidelberg en Allemagne. Quand son prédecesseur abdiqua, Ananda Mahidol succéda à son oncle. Le temps pour lui de terminer ses études, 3 régents temporaires furent désignés. 10 ans plus tard, le roi Ananda Mahidol s’installa en Thaïlande et gagna immédiatement le respect de ses sujets. Mais, il fut découvert mort dans son lit avec une blessure mortelle par balle... Son frère, Bhumibol Adulyadej lui succéda.

Le roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX) 1946-

Né le 5 décembre 1927 dans le Massachussets (USA) et connu sous le nom de Phra Worawongse Ther Phra Ong Chao Bhumibol Adulyadej. Il fut étudiant en sciences à l’Université de Lausanne en Suisse et succéda à son frère quand ce dernier mouru. Il retourna en Suisse terminer ses études et le jeune roi rencontra à Paris la fille de l’ambassadeur de Thaïlande en France, Mom Rajawongse Sirikit Kitiyakara (plus tard sa Majesté la reine Sirikit). Ils se sont mariés le 28 avril 1950 et fût couronné roi une semaine plus tard le 5 mai 1950. Le roi Bhumibol Adulyadej est vénéré par ses sujets, qu’ils soient pauvres ou riches, jeunes ou vieux : tous les thaïlandais ont un réel profond respect pour leur roi. Bhumibol Adulyadej a su parler au peuple et aux militaires quand le pays était en crise. C’est un fervent défenseur de la démocratie et deux exemples en sont le témoignage : les crises de 1973 et de 1992. La crise à Bangkok en 1973 provoqua le rassemblement d’un grand nombre de personnes à l’université de Thammasat protestant contre le manque de démocratie dans le pays. Les militaires furent réquisitionnés par mâter la rébellion mais le roi prit les devants pour éviter la confrontation. De même, en mai 1992, les militaires utilisèrent des munitions réelles pour tirer sur la foule, faisant de nombreux morts (Mai noir). Le roi convoqua le premier ministre, le Général Suchinda Kraprayoon, et le leader des contestataires pour un face à face en présence du roi et retransmis à la télévision. Peu de temps après, Suchinda quitta son poste de premier ministre et de vrais élections démocratiques furent tenues. Après il n’y eut aucun coup d’état jusqu’en 2006 ou le premier ministre Taksin fut déposé.

Le roi Bhumibol Adulyadej est aussi l’instigateur de nombreux projets qui ont amélioré grandement les conditions de vie de nombreux thaïlandais. Il est aussi un musicien de jazz accompli, un excellent photographe et un traducteur de qualité.

Souvenez-vous : Si vous visitez la Thaïlande, toute critique envers la monarchie sera très probablement considérée comme une grave insulte envers le peuple thaï. Ce qui est très compréhensible si l’on considère l’apport du roi Bhumibol Adulyadej à la Thaïlande et à son peuple.

dimanche 10 août 2008

Khao sam roi yot - 2ème édition

La première édition avait été réalisée en famille avec toute la tribu, voir mon billet du 12 juillet 2008. Il ne s'agissait pas de refaire la même excursion mais plutôt de se balader en motorbike au gré du hasard et d'essayer de prendre quelques photos sympathiques...

Le plein de mon 2 roues était fait, la météo avait l'air d'être correcte, c'est la saison des pluies, je pars donc hier, samedi, vers la parc naturel de Khao sam roi yot, ce qui veut dire, et cela ne vous aura pas échappé, la montagne au 300 pics. Je vous rassure, je ne les ai pas décomptés...

Il n'est pas 8 heures du matin quand je quitte Natural Hill en direction du sud. Le trafic est faible et les 25 kms pour aller à Pranburi sont vites avalés. Je m'arrête à l'entrée de la ville et jette un coup d'oeil sur la carte, elle est aussi belle qu'imprécise... Finalement, je me décide à quitter la highway 4 pour aller plus vers le bord de mer et ses petites routes tranquilles. Au grand carrefour central de Pranburi, je tourne à gauche, vers l'est, puis je sors de Pranburi. Et, au bout d'environ 2 à 3 kms, je vois une route indiquant Parc naturel de Khao sam roi yot.

Je me suis félicité de ma décision car cette route est propre, bien entretenue, et le trafic plus que calme. Les paysages sont somptueux et la nature est belle, je n'ai aucune contrainte et la vie est belle.

J'en ai bien sur profité pour prendre des points de repères pour la prochaine visite. Les fameux 300 pics encadrent de grands marais d'eau douce et une belle mangrove, de grandes plages sablonneuses, des îles toutes proches de la côte, des points de vue magnifique en montagne si on a le courage de faire les 2 à 300 m de dénivelé sous une chaleur torride et de magnifiques cavernes naturelles creusées dans le calcaire de la montagne. L'endroit fournit habitat et nourriture à de nombreux oiseaux migrateur : c'est un des rares endroits où le héron pourpre se reproduit.

Quelques photos sont disponibles dans l'album ci-contre.

mardi 5 août 2008

Les boucles d'oreilles d'Eloïse

Ca ne se passe pas à Hua Hin, ni même en Thaïlande, mais ça se passe à Vitry sur Seine. La magie d'internet nous permettant d'avoir des contacts quasiment quotidient, merci Skype, Vitry n'est finalement que la proche banlieue de Hua Hin...

Tout cela pour dire que, ma première petite fille, Eloïse, vient d'avoir ses premières boucles d'oreilles. Un tel évènement dans la vie d'une petite fille, enfin de grande fille, elle vient d'avoir 4 ans tout de même, mérite d'être relaté sur mon blog, fut-il dédié à Hua Hin et à la Thaïlande. Et paraphrasons la publicité bien connue, ...parce qu'elle le vaut bien"...

Ca faisait quelque temps qu'Eloïse voulait des boucles d'oreilles. Après lui avoir expliqué les avantages mais aussi les petits maux qui ne manqueraient pas de survenir une fois les oreilles percées, sa môman l'a amené pour procéder à la mise en place des boucles temporaires. Eloïse n'a pas pipé mot quand on lui a percé le lobe des oreilles et elle exhibe fièrement les deux petits "clous" qui ornent désormais ses oreilles. Elle en a profité aussi pour changer de coiffure. Les cheveux tirés en arrière mettent mieux en valeur sa nouvelle parure...

dimanche 3 août 2008

Khum Tom Yam Goong Restaurant, Cha-Am

C'est le nom d'un restaurant, dans un petit village au sud de Cha-Am, qui m'a été chaudement recommandé par un contributeur de Hua Hin After Dark, un forum d'expatriés très actif.

J'ai été conquis. L'endroit est calme et reposant mais je dois à la vérité de dire que c'est la basse saison en ce moment. Le décor est délicieusement kitch et le personnel est prévenant. Cerise sur le gâteau : c'est une des cartes les plus complètes que je n'ai jamais vu, tant en Thaï qu'en plats occidentaux et les prix sont tout à fait raisonnables.

Lisons Higgy...

This is the name of a restaurant, in a small village south of Cha-Am, highly recommended by a member of Hua Hin After Dark, the local forum for expats.

I was conquered by the place. It is calm and resting but I have to say that this is low season right now. The decor is deliciously kitch and the persons very friendly and attentive. Cherry on the cake : this restaurant has the most extensive menus I've never seen in this area with lots of Thai dishes as well as westerner classics. And prices are more than reasonnable.

Let's read Higgy...

My personal favourite Restaurant is just outside Cha Am and is behind the Regent Hotel.If you are coming from Cha Am go past the entrance for the Hotel and take the next left where you see a yellow sala and follow the round into the small village,turn right at the crossroads and it is on your left,you can park at the side.


The place is called Tom Yum Gung Restaurant and whilst it is open air the decor is very good with beautiful table and chairs.They have what has to be one of the most extensive menus you will see anywhere with both Thai and Western food and some oddities like Crockodile,Osrich and Deer on the menu,tried the Cockodile which was delicious.The owner is a nice Thai guy who will tell you where all the food comes from.


Prices are fantastic for food and drink, 40 Bt for a Singha and 80 Bt for a Magarita. Another place I visit a lot is Aroi Restaurant which is 200 mtrs before you get to Crawfords on the same side.Thai food here is always good but they do the best English breakfast in Cha Am IMHO. for 100 B.

mercredi 30 juillet 2008

La maison se fleuri

Au début de mon séjour, j'avais voulu faire planter quelques fleurs et arbustes afin que la maison soit belle pour accueillir Michèle et les enfants. Hélas, quand on m'a annoncé le prix, je me suis dit que l'on verrait les plantations au 12ème plan.

L'idée de fleurir la maison nous taraudait quand même et, sous l'impulsion de Michèle, nous nous sommes décidés à rendre visite aux jardiniers et autres "Garden Centers". Bien nous en a pris. Nous en avons déniché un qui, pour un prix tout à fait raisonnable, nous a installé frangipanier, palmiers, Lady palm trees, balisiers, oiseaux de paradis et bougainvilliers. Certes, ils sont encore petits et doivent prendre en terre, mais ils sont déjà si beaux.

Le portail est abrité par des Lady Palm trees (Rhapis excelsa) qui formeront une haie d'environ 2 m de haut. La cloture côté rue est garnie de bougainvilliers tandis que palmiers, balisiers et oiseaux de paradis garnissent le côté ouest. Un magnifique frangipanier, toujours à l'ouest ne demande qu'à nous enivrer de son parfum.

Nous n'avons pris encore aucune décision pour le côté est et pour la terrasse devant mais nul ne doute que Tanin, le jardinier qui s'est occupé de nous, aura fort à faire lors de notre prochain séjour.

Quelques photos sont disponibles sur le diaporama ci-contre.

samedi 26 juillet 2008

Les joies du transport en minivan

La maison était bien vide aussi, c'est avec joie que j'ai accepté l'invitation de Yui de venir passer un week-end à Bangkok. Pour aller à la capitale, le choix est varié. On peut prendre un taxi, le train, le bus ou le minivan. Le train et le bus mettent environ 3 à 4 heures pour parvenir à destination. Le taxi est rapide mais cher. Par contre, le minivan ne coûte que 200 THB, soit sensiblement plus cher que le bus mais lui ne met que 2 heures et 40 minutes pour avaler les 250 km. C'est un mode de transport que j'avais déjà testé, qui est pratique si on n'a pas un gros bagage, aussi me suis-je décidé pour le minivan.

J'avais déjà entendu pas mal d'histoires effrayantes sur la façon de conduire des conducteurs de minivan, mais je dois à la vérité de dire que, jusqu'à présent, je n'avais eu que d'excellents chauffeurs. C'est donc très confiant que je me suis installé à côté d'une charmante jeune fille. Quelques kms plus loin, je m'étais déjà assoupi. Il faut dire que la route vers Cha-Am est excellente, large et bien droite et donc propice aux assoupissements.

Las, le réveil a été brutal. Il y a une section en travaux où la route est assez défoncée par endroits. Notre chauffeur n'en avait manifestement pas cure et s'est senti obligé de foncer dans le tas. Je me suis réveillé dans les bras de ma charmante voisine qui a été tout aussi surprise que moi.

On pourrait penser qu'il se serait calmé... Nan... Bien au contraire. C'est la qu'il a été vexé par une Toyota Camry qui venit de s'imposer un peu cavalièrement. Sa fierté de conducteur venant d'en prendre un bon coup en public, il s'est cru obligé de répondre par une queue de poisson. Et là, j'ai bien cru qu'ils allaient rentrer en contact physique et essayer de se pousser l'un l'autre dans le bas côté. Pendant ce temps, une anglaise manifestement habitué à ce mode de transport restait imperturbable et résolvait ses grilles de sodoku. Finalement, la halte de mi-parcours a mi fin au rodéo et s'est plutôt soulagé que je suis allé m'offrir un café glacé au 7/11 voisin.

On aurait pu croire que cette pause aurait pu calmer notre Mad Max thaïlandais. Il n'en était hélas rien. Un pauvre hère en "motorbike" quitte le bas côté et traverse brutalement les 4 voies de l'express way pour rejoindre le "U-turn", l'endroit ou l'on peut faire demi tour. J'ai cru que l'on allait cartonner le pauvre gars et l'envoyer ad-patres. Un dernier coup de volant pour l'éviter, un coup de frein géant pour stopper et coincer le motorbikiste contre la glissière de sécurité, la fenêtre du conducteur s'ouvre et ce dernier a engueulé copieusement le pauvre type qui doit se demander encore à l'heure où j'écris pourquoi tant de haine...

Finalement, j'ai décidé de suivre la ligne de conduite des autres passagers, manifestement plus aguerris que moi, et je me suis rendormi jusqu'à l'arrivée à Victory Monument.

dimanche 20 juillet 2008

Ils sont partis

Hier matin, le réveil a sonné à 3 heures du matin. Dernières vérifications, une tasse de café rapidement bue, des enfants qui peinent à se réveiller et c'est le départ vers l'aéroport de Suvarnabhumi situé à 2 heures 30 de route de Hua Hin. Le minivan est à l'heure, quelques bisous furtifs et c'est le départ. Ils sont arrivés à l'aéroport un peu avant 7:00 du matin, on enregistré rapidement et c'est le départ à l'heure prévue, un peu après 9:00 du matin.

La journée sera longue puisqu'ils auront un stop à Abu Dhabi et arriveront vers 19:15 à Roissy. Ils auront eu pas loin de 24 heures de voyage porte à porte.

La journée aura été longue aussi pour moi. J'étais désorienté... Les cris des enfants avaient fait place à un silence assourdissant. Vivement les premières nouvelles... Skype est déjà branché...

jeudi 17 juillet 2008

Couleur locale

Ça fait un mois qu'ils sont là et ils ont pris les habitudes locales : ils se fondent dans le paysage. Tel l'autochtone standard, Kien transporte toute sa petite famille sur ma bécane à l'exception de Julie. Pas folle la guêpe, elle est restée dans les bras de sa mamie le temps de prendre la photo. Seul le conducteur doit porter un casque, pour les autres la loi est très floue.

3 personnes sur une moto c'est d'une banalité affligeante. C'est d'ailleurs ce que Kien avait fait ce matin en allant prendre une soupe pour son petit déjeuner au village voisin avec sa progéniture.

4 personnes sur une moto, c'est assez courant à Hua Hin. Il faut bien rentabiliser les moyens de transport. Il suffit de faire la sortie des écoles pour s'en persuader.

Le maximum enregistré étant de 5. Il y a des variantes assez surprenantes avec soit le bambin debout entre 2 passagers à l'arrière, soit parfois endormi dans les bras d'un adulte

Les vacances se terminent

Les enfants avaient déjà décrété qu'ils ne voulaient pas rentrer et qu'ils souhaitaient rester en Thaïlande. Hélas, tout a une fin et dans 2 jours, il faudra bien repartir pour la région parisienne et sa grisaille. Mais le mois passé ici à Hua Hin leur aura permis de faire le plein d'images et d'aventures et qu'entre la mangrove, la ballade en éléphant et les séances de pêche, Florian et Eloïse pourront montrer leur bronzage et auront beaucoup de choses à raconter à leurs copains. Tous étant partis, je vais me retrouver tout seul et la maison ne résonnera plus des cris, rires et chamailleries des enfants. Je me console en me disant que je les aurai tous les jours sur Skype.

vendredi 11 juillet 2008

Khao Sam Roi Yot : La mangrove

L'idée au départ était d'aller visiter le parc naturel de Khao Sam Roi Yot, ce nom signifiant la montagne au 300 sommets. Un certain nombre de photos nous avait fait rêver aussi avons nous décidé d'y aller hier et d'aller y voir les grottes situées dans les montagnes.

Situé à environ 60 kms au sud de Hua Hin, il faut déjà repérer une des entrées du parc. La porte principale se situe au km 285. Une fois payé le péage d'entrée, il faut se diriger vers l'accueil des visiteurs et, bien sûr, un gars nous tombe dessus et commence à nous faire l'article. Je commençais déjà à pester intérieurement puis, après réflexion, je me suis dit qu'il ne serait peut être pas inintéressant pour une première visite de se faire guider.

Je dois avouer que, malgré mes préventions, j'ai bien fait de choisir cette solution. Notre guide était un vieux monsieur d'âge indéfinissable passionné par son métier. Après avoir discuté un peu avec lui, nous avons changé notre fusil d'épaule et, au lieu d'aller faire l'ascension de 280 m de dénivellé sous un soleil de plomb, il faisait plus de 30°C à 10 heures du matin, descendre dans une grotte, y voir un temple et remonter pour redescendre la colline, nous nous somme décidés pour une ballade dans la mangrove avec notre guide.

Epoustouflant... La mangrove abrite nombre d'espèces animales qui vont du poisson capable de vivre hors de l'eau, aux singes colobus noir et blanc, en passant par un énorme lézard moniteur, des cormorans, des hérons et d'autres oiseaux dont nous avons oublié le nom.

La ballade a duré une heure et nous a paru bien courte tant l'endroit était magique.

La suite dans l'album photos ci-contre.

mercredi 9 juillet 2008

La pêche à la ligne

J'avais promis à mon petit fils préféré, Florian, de l'amener à la pêche. C'est ce matin que ça s'est passé. Je l'ai emmené à côté de Hua Hin, dans un coin de pêche avec 2 étangs, tenus par Terry, un londonien installé en Thaïlande.

Après quelques menues prises, le moulinet se met à siffler et nous avons juste eu le temps de récupérer la canne à pêche. Pas de chance, ce pfremier gros poisson cassera la ligne à 1 m du bord.

Peu de temps après, le moulinet s'emballe à nouveau et ce coup-ci, nous ne laisserons pas passer notre chance et c'est un magnifique sutchi, striped catfish, un beau poisson qui sait se battre et amène de beaux sourires sur la figure des pêcheurs. Celui-ci faisait 2,8 kg et nous l'avons remis à l'eau.

Et ce n'était pas fini... A peine remis à l'eau que le moulinet se remettait à filer. Nous avons à peine eu le temps de récupérer la canne à pêche et de nous battre pour attraper cette fois un Pacu, cousin des piranhas, de 1,9 kg. Il avait des dents magnifiques et on comprend qu'il puisse enlever un doigt très facilement.

Enfin, ce fut le clou de la journée. La ligne fuse, la canne est lourde dans les mains de Florian. Je lui donne un coup de main. Ca pèse au bout de la ligne. Florian abandonne : il n'a plus les forces de tenir la canne. Je prend le relais et je me bat. Le poisson arrive à fleur d'eau et saute pour reparftir 10 m plus loin. Mon œur se met à cogner dans ma poitrine : il ne fait pas louper cette prise qui m'a l'air d'être superbe. La bataille ne durera pas trop longtemps et nous sortirons de l'eau une magnifique carpe siamoise de 7,5 kg. Florian n'était pas peu fier.

Quelques photos là sur l'album ci-contre.

Pour les curieux, je recommande vivement d'aller faire un tour sur le site de Terry :

http://www.huahinfishing.com/home

dimanche 6 juillet 2008

Ils sont mariés...

Bangkok, le 4 juillet :

Après 7 ans d'attente, la persévérance a fini par payer : ils sont enfin mariés.

3 heures du mat : séance de maquillage pour les femmes
5:30 : tous sur les lieux de la cérémonie
6:00 : ultimes vérifications
6:15 : procession et passage des portes symboliques
6:30 : Accueil par les parents de la mariée
6:45 : Nicolas peut aller chercher sa promise
7:09 : les anneaux sont échangés

Viendra ensuite les offrandes aux 9 moines bouddistes. Les jeunes fiancés offriront de la nourriture et les 9 moines nous ont gratifié de 15 minutes de chants boudddhistes...

A 8:30 heures, après le repas des moines, nous avons eu le droit à une petite collation dans les salons du Sala Rim Nam.

Puis le "Water pouring ceremony", cérémonie durant laquelle seuls les parents et les très proches versent de l'eau sur les mains jointes du jeune couple : à partir de ce moment, ils sont considérés comme mariés.

Il ne reste plus que la "Bedding cérémony" : un couple heureux, âgé, prépare le lit des jeunes époux, on y jette des pétales de roses. Le vieux couple s'installe sur le lit et décrète que ce lit est suffisamment confortable pour leur première nuit et on laisse les jeunes mariés, seuls dans la chambre, pendant 10 minutes (faut pas exagérer non plus, hein...).

Quelques photos sur l'album en attendant de vous proposer quelque chose de plus exhaustif.

vendredi 27 juin 2008

Un éléphant, ça trompe

Eloïse dirait qu'un éléphant ça "krompe"...

Ce matin, la météo était clémente, le repas de midi déjà préparé, bref, tous les ingrédients d'une matinée réussie étaient réunis, aussi sommes nous partis pour "The Elephant Village".

Il ne faut pas se tromper car il y a 2 concurrents : the Elephant village et the Elephant camp. Le premier est situé dans l'enceinte d'un temple, en pleine nature, à la sortie de Hua Hin en allant vers Pala-U, le second est situé un peu plus loin sur la même route.

J'avais été mal reçu à "The Elephant Camp" et des discussions avec des expats m'ont confirmé que ce dernier établissement était plus un piège à touristes que l'autre.

Donc, nous nous sommes retrouvés à "The Elephant Village". Julie s'était endormie et Kien, son papa, est resté avec elle tandis que nous partions pour une ballade. Michèle, Stéphanie et Eloïse étaient sur le premier éléphant, Florian et moi sur le second.

La balade a duré environ une heure, avec des grimpettes et des descentes assez impressionnantes surtout quand on est perché sur le dos de l'animal. Nous avons même eut droit à un franchissement de cours d'eau...

La suite en photos, voir l'album ci-contre...

mardi 24 juin 2008

Rencontres

Mise à part une certaine intelligentsia, peu de thaïlandais hors de Bangkok ou des grands centres urbains parlent un anglais correct et encore moins parlent français. Ca fait peut être du mal à notre ego mais il faut bien se rendre compte que la France est quasiment inconnue ici et représente pour eux tout au plus une petite tache colorée quelque part sur la carte du monde. Le modèle de société n'est pas français, ni même européen : il est américain. Il faut donc bien le comprendre, l'accepter et rester humble d'autant plus qu'une des fiertés du peuple thaï est de n'avoir jamais été colonisé. Partir à la conquête du cœur des autochtones sera certainement plus enrichissant que d'arriver en "pays conquis". Apprendre la langue sera un plus et un sésame qui vous ouvrira de nombreuses portes.

Ceci étant posé, quand on arrive au Pays des Sourires, on ne connaît personne si ce n'est que les quelques voisins de l'environnement immédiat. Puis vient le temps où l'on ressent le besoin d'aller un peu plus loin et de faire des connaissances. Comme souvent dans ces pays, la communauté francophone est assez réduite et aurait tendance à fonctionner dans un milieu franco-français. Il y a bien un restaurant tenu par un français à Hua Hin mais ne nous leurrons pas, il est fait pour le touriste de passage, français ou non, et il n'y a pas de structure d'accueil ou de club pour se réunir autour de la francophonie.

La plus grande communauté, ou tout du moins celle qui est la plus active est l'anglo-saxonne. Puis vient la communauté scandinave et enfin l'allemande. Beaucoup d'entr'eux sont à la retraite et viennent couler des jours heureux et ensoleillés à Hua Hin. D'autres, plus jeunes, ont fondé une famille avec une thaïlandaise et travaillent. Comme on gagne peu ici, certains travaillent beaucoup et n'ont que peu de temps pour nouer des relations sociales.

Enfin, la communauté des "farangs", c'est à dire la communauté des occidentaux, comporte son lot de marginaux et de paumés de tous crins et de tous âges. Ils coltinent, outre leur cantine ou leur sac à dos, une cargaison de problèmes, vivent de petits métiers, d'expédients, d'espoirs souvent déçus et croient en des jours meilleurs qui n'arrivent que très rarement. On croise de temps en temps un sexagénaire bedonnant, au visage patiné par la bière et envahi par une barbe de 3 jours, encadré par des cheveux gras-mouillés aux mèches plaquées par la sueur, main dans la main avec une gamine de 18 ans. Il se croit encore séduisant, elle pense surtout échapper à la misère.